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 Le Principe Féminin dans le Nord

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Heimdallson
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MessageSujet: Le Principe Féminin dans le Nord   Lun 21 Juin 2010 - 17:39

Je vais vous faire part des écrits de Freya Aswynn vis à vis des rôles religieux et magiques de la gente féminine nordique.
Donc voici quelques lignes:

Le renouveau moderne de la tradition religieuse nordique a jusqu'ici été largement l'oeuvre d'hommes. C'est peut-être en partie dû à l'image exagérément masculine de l'ancienne foi héritée de l'âge viking. Ce chapitre va explorer les aspects matriarcaux et les mystères féminins, qui méritent une place prédominante beaucoup plis grande dans la religion nordique. La littérature qui nous a été transmise de l'âge viking contient des informations détaillées sur les Dieux, mais à l'exception de la Déesse Freya, elle ne fournit pas de renseignements suffissant concernant les autres Déesses, qui sont également d'une importance centrale.

A côté des Déesses, il existe d'autres êtres féminins dans le système nordique, commes les Dises, les Valkyries et les Nornes. Au lieu d'appartenir soit aux Ases soit aux Vanes, ces entités sont généralement considérées comme plus proche de la race humaine. Comme cela arrive souvent dans le développement religieux, la tradition matriarcale ancienne fut supplantée, ou plutôt absorbée, dans la tradition patriarcale ultéreieure; en conséquence, ces entités féminines jouent un rôle d'intermédiaire entre le monde des Dieux et celui des Hommes.

On décrivait les praticiennes dans les Mystères magiques du Nord de diverses manières, selon les espaces géographique. En vieux norrois, le nom de magicienne était völva, ce qui signifie "sybille" ou "prophétesse". Sa principale fonction consistait à pratiquer la divination; il y a une correspondance avec le rôle de seidkona, c'est-à-dire une femme pratiquant le seidr. En veil anglais, le nom de ces femmes était haegtessa. Ce terme date d'Allemagne du Nord d'avant la migration.[..] Dans les jours anciens, une haegtessaétait souvent consultée sur des questions tribales d'importance et arbitraient les disputes. En outre, elle avait une vois dans les conseils de guerre et son jugement était éminemment éstimé, dès lors ques les peuples germaniques accordaient un très grand crédit aux capacités psychiques naturelles des femmes. Les Romains rapportèrent d'une haegtessa prédit que Drusus mourrait s'il traversait le Rhin. Inutile de dire que cette prédiction s'avéra exacte. Attila connut une expérience semblable quand il essaya de traverser la rivière Lek située sur la territoire de l'actuelle Hollande.

Comme ces femmes étaient des prêtresses vouées aux Dieux, elles n'appartenaient généralement pas à un homme, ce qui ne veut pas dire qu'elles étaient vierges au sens moderne du terme. Aujourd'hui, le mot anglais spinster a parfois un sens péjoratif, suggérant la vieille fille. Mythologiquement, spinster fait référence aux trois Nornes qui tissent le fil de la Destinée. Ces Nornes sont en fait sueles, d'où cette connotation de femmes non marièes. Filer et tisser les fils de la trame est une vieille tradition magique qui survécut en Wicca sous la forme de la magie des cordes. Dans certaines traditions magiques, il est habituel d'utiliser un fil de laine pour prendre les mesures de quelqu'un. Une haegtessa utilise la divination pour obtenir des aperçus de la "toile de la Destinée" particulière d'un individu et la magie pour provoquer des changements si c'est possible. Les Déesses tutélaires de l'haegtessa sont Freya, les Nornes et Frigg. Cette dernière est associée à l'action de filer; son arme magique est la quenouille. En anglais moderne, l'expressions "the distaff side" (les côté -ou la branche - de la quenouille) est encore utilisée pour exprimer l'ascendance familiale du côté des femmes.

Une autre catégorie de prêtresse est conneu grâce aux sources islandaises. Le prêtre officiant ou gothi était généralement un homme, mais cela n'avait rien de systématique. Le féminin de gothi était gythia. Cette fonction était largement séculière, et ces officielles présidaient lors de rituels ou blotar (sing. blot) auxquels, comme toutes les autres fêtes païennes, toute la communauté prnait part. Au cours de la période païenne la plus tardive en Islance, vers 1000 EC, cette fonction devint de plus en plus séculère. En fait, les gothar étaient généralement impliqués dans la promulgation et la récitation des lois, et ils peuvent être considérés comme les ancêtres des législateurs modernes. La fonction d'arbitrage et d'expression de la loi était, dans la plus ancienne tradition germanique continentale, le privilège des femmes.

Dans ces Mystères féminins, il existait une structure systématique de soutien où un accent fort était mis sur la lignée ancestrale féminine. Les Dises, appelées Idises en Germanie, étaient originellement des ancêtres déminins déifiés. Elles représentent un reste d'une religion matriarcale précoce pratiquée dans ces zones géographiques qui datent d'une époque bien antèrieure à la religion des Ases, à laquelle elle se mélangea. Le chef des Dises est Freya; un des ses titres ou surnoms est Vanadis - la Dises des Vanes. De toutes les preuves disponibles, il semble ressortir que la religion des Vanes précéda celle des Ases.
La fonction des Dises est intimement liée à celle des Valkyries et des Nornes. Comme les Nornes, les Dises et les Valkyries étaient aussi impliquées dans l'expression du Destin ou Wyrd. Une de leur activités était de protéger et de guider par leurs conseils la communauté. Elles étaient aussi regardées comme les intermédiaires entre les hommes et les grands Dieux. En outre, elles étaient très impliquées dans la divination et la sorcellerie, et étaient donc les aides des völvas. Elles avaient la capacités de lier et de maîtriser, ou, en d'autres termes, d'imposer des entraves guerrières. Inversement, elles avaient la capacité de défaire ces entraves. Dans les Sagas Islandaises, les Dises apparaissent vêtues soit de blanc soit de noir, signifiant respectivement leur aspect aide ou obstacle. Elles étaient assez importantes pour avoir leur propre fête appelée Disablot (le Sacrifice aux Dises), qui était célébrée à la mi-octobre. ULtérieurement, cette fête fut considérée avec défiance par l'établissement chrétien bien implanté. Différents récits de persécutions ont été rapportés de cette préiode qui annonçaot les "chasses aux sorcières" plus largement connues et documentées de la fin du Moyen-Âge. Même dans les sagas tardives, comme l'Eyrbiggja Saga (ou Saga de Snorri le Godi), des praticiennes étaient mises à mort pour sorcellerie, et les responsables de cela n'étaient pas des chrétiens, mais des païens patriarcaux. Dans la Norvège du Xème siècle, sous le règne d'Olaf Tryggvason, un groupe de femmes organisant un Disablot furent brûlées vives dans leur maison quand elles refusèrent de se convertir au christianisme.

Il est juste de dire que certaines pratiques magiques des femmes de cette période étaient de nature douteuse, particulièrement quand elles prenaient la forme de la magie connue sous le nom de Seidr. Le Seidr est défini dans les dictionnaires par le terme "sortilège" ou "enchantement". Son sens littéral est "effervescence" ou "bouillonnement". Ce dernier a un sens métaphorique évoquant un état d'émotion ardente ou emportée. Dans la pratique magique, des substances ennivrantes, commes des herbes ou des champignons, sont souvent bouillies pour provoquer des états de transes. La transe joue un rôle majeur dans l'exercice du Seidr. Les transes étaient utilisées dans le sens conventionnel pour communiquer avec d'autres entités, comme des ancêtres défunts ou les esprits aidant ou entravant comme les alfar ou les elfes. La transe était aussi utilisée comme un moyen de voyager dans une quête-vision pour explorer d'autres royaumes de la conscience.
Dans les sagas tradives, le type de Seidr pratiqué a davantage de point commun avec la médiumnité extatique spiritualiste. Le Seidr était principalement pratiqué par des femmes. Dans les Sagas Islandaises les plus récentes, il était considéré d'un mauvais oeil, en partie à cause des inclinations chrétiennes des rédacteurs, et en partie à cause du point de vue patriarcal dominant à l'époque viking (notes de Heimdallson - mais tout de même les femmes viking avaient énormement de pouvoir et de réponsabilités, au même niveau social réellement des hommes....voir les écrits de Regis Boyer sur la question - ). Odin est le seul Dieu connu pour avoir pratiqué le Seidr, après que celui-ci lui ait été enseigné par Freya.

Mon point de vue personnel (celui de l'auteur Freya Aswynn) est que la pratique du Seidr d'Odin peut derviver d'une interprétation viking tradive d'une disciplin magique plus anciennes, car des sources suédoises suggère que si un homme pratiquait le seidr, il devait s'habiller en femme selon une sorte de rituel de travestissement(Thor lui même se travestie lors d'une saga). Cette pratique a aussi été observée par les anthropologues dans els tribus d'Americains natifs. Il existe des raisons occultes expliquant cette coutume, qui n'impliquent pas nécessairement des pratiques homosexuelles. Le travestissement rituel était un vestige d'une très ancienne tradition remontant dans l'histoire où seules les femmes étaient autorisées à pratiquer le chamanisme. On pensait qu'un homme devait se changer spirituellement en femme pour être capable de servir le Déesse (Freya). Le Seidr incluait certainement une forme de ce qui est aujourd'hui appelé la magie sexuelle, à côté de laquelle la métamorphose, la "projection", la malédiction, la guérison et l'utilisation d'animaux-esprits étaient d'autres parties du cursus.

Les femmes qui pratiquaient le Seidr devaient pour cela s'asseoir sur une estrade, tandis que de jeunes femmes ou prêtresses débutantes chantaient certains chants ou galdrar afin de permettre à la seidkona d'entrer en transes. Le Galdr est un usage magique de la voix pour le chant et la poésie répétitve utilisées pour provoquer des états modifiés de conscience. Il implique l'usage magique de la voix dans le "chant" des runes. La pratique appropriée réclame la vibration des sons et noms pour appeler les pouvoirs représentés par les runes.
En dépit des critiques dirigées contre sa pratique, la magie du Seidr constitue une partie valide de la tradition nordique qui donne des résultats bénéfiques, positifs, personnels, et sociaux. C'est le rôle de la féminité nordique de restaurer tous les aspects des mystères féminins, et de leur redonner la prééminence qui leur est due dans la Tradition nordique.

Source: Hommes, Runes et Dieux, les feuilles d'Yggdrasill, de Freya Aswynn.

Si vous avez des questions sur ce sujet, je vous répondrez avec grand plaisir.

Heimdallson.
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